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Lettre de l’équipe

Aux signataires de la lettre « Sauvons le cipM ».

Toutes les remarques et critiques sont certes utiles.
Nous ne renverrons pas à la liste de tous les auteurs, artistes, éditeurs, revuistes, qui sont intervenus ici depuis 26 ans ; toutes les archives de nos actions sont sur notre site ; l’argument a déjà été donné.

Regardons, au moins tout récemment, quels sont les auteurs qui ont été invités depuis le 1er janvier 2015 : voici les noms des 104 personnes qui sont venues lire, débattre, faire une performance, exposer, traduire collectivement, faire une résidence, intervenir en ateliers (40 événements organisés, hors ateliers).

Le centre, à travers sa direction et son équipe, parvient à articuler un programme de rencontres/lectures publiques, un programme d’expositions, une bibliothèque spécialisée, des ateliers de traduction collective, des interventions en milieu scolaire, des résidences à Marseille et à l’étranger, une revue critique papier et en ligne, une revue d’information, un site internet ressource, l’édition de livres issus des résidences et des ateliers de traduction… ; et intervient aussi sur des salons du livre, des événements, des rencontres en France et à l’étranger. Ceci constitue un maillage, qui se renforce au cours du temps, d’actions nombreuses, toute l’année, réalisées par notre équipe pourtant réduite. Un bilan détaillé de ces actions depuis le 1er janvier 2015 est en ligne sur ce lien.

Nous croyons à la possibilité d’organiser une offre artistique de qualité, gratuite, ouverte à tous, sans inscription ni réservation, toute l’année autour de la poésie et de la littérature – non seulement via les rencontres et les expositions, mais aussi via les ateliers, les interventions à l’extérieur, la bibliothèque, les supports en ligne et les réseaux sociaux, l’édition papier et numérique. C’est ce que nous faisons.

Nos partenaires publics et privés connaissent notre travail, nos choix, notre programmation, nos actions. Ils sont attentifs à nos réalisations comme à nos projets. Du temps sera pris pour leur expliquer la lettre qu’ils ont reçue, comme nous prenons le temps de vous répondre.

Pendant ce temps, justement : les budgets culturels, de la Ville notamment, sont en baisse, une nouvelle fois, pour nous et pour d’autres ; il en est de même d’autres partenaires publics. La poésie contemporaine est quasi absente de la programmation des grandes institutions culturelles, quasi absente dans l’enseignement scolaire et universitaire, quasi absente dans les bibliothèques et les librairies ; et absente dans les media, évidemment.

Une seule question : votre exigence, votre énergie et votre virulence ne pourraient-elles pas être employées ailleurs ? Le chantier est plutôt vaste.

L’équipe du cipM